Un peu d’amélioration pour la compétitivité du Brésil

croissance

D’après le Rapport de compétitivité globale établi par le Forum économique mondial (FEM), divulgué par l’Estado de S.Paulo, le Brésil figure désormais en 71e place du classement des pays les plus compétitifs au monde. Celui-ci a pris en compte les données de 141 économies différentes.

Le Brésil est ainsi monté d’une place dans le classement par rapport à celui de l’an dernier, passant de la 72e à la 71e position. Toutefois, situé en milieu de tableau, le Brésil a encore du chemin à parcourir avant de rejoindre le premier de la classe, Singapour, qui a obtenu 84,8 points. Avec 60,9 points acquis, le Brésil se situe juste à la moyenne des 141 économies évaluées, qui est de 61 points.

Moins compétitif que les autres Brics

Parmi les facteurs ayant offert la possibilité au Brésil d’améliorer un peu sa compétitivité sur le plan international : « la simplification des règles pour ouvrir et fermer des entreprises, l’inflation sous contrôle », mais aussi des changements dans le monde du travail ayant rendu « plus efficace le marché de la main d’oeuvre ». De même, la taille du marché et la capacité d’innovation brésiliens sont mis en avant comme des éléments positifs.

Le quotidien pauliste souligne toutefois que « la comparaison avec les économies émergentes compatibles avec le Brésil est très défavorable à ce dernier ». Par ailleurs, si on s’intéresse aux résultats des pays d’Amérique latine, le Brésil ne figure qu’à la huitième place du classement. De même, si l’on confronte le Brésil aux autres intégrants des Brics (Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), le pays se classe en bon dernier.

Encore des obstacles pour la compétitivité

Sur le plan de la compétitivité, le Brésil pèche du fait d’ « anciens obstacles ». Et parmi les critères négatifs mis en avant : la lourdeur de la bureaucratie – le Brésil se classant même 141e sur ce point -, l’ouverture commerciale (125e), la sécurité (123e), le manque de visibilité à long terme proposée par les chefs d’entreprise brésiliens (129e) et enfin la stabilité politique (130e).

Le rapport pointe par ailleurs que « la compétitivité d’une économie dépend de politiques inclusives sur le plan social et responsable sur le plan environnemental ». Des points ne semblant pas être prioritaires pour le gouvernement de Jair Bolsonaro.

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