G20 : Jair Bolsonaro mesure ses positions face aux dirigeants mondiaux

G20 osaka

Ce vendredi et samedi se déroule à Osaka (Japon) le 14e sommet du G20, réunissant les 20 plus grandes économies mondiales. Jair Bolsonaro y représente le Brésil pour la première fois. Ce vendredi, il s’est notamment entretenu avec le président américain, Donald Trump, ainsi qu’avec le chef d’Etat français, Emmanuel Macron, qu’il rencontrait pour la première fois.

Un premier G20 qui n’était pas sans soulever quelques polémiques concernant le Brésil. La chancelière allemande, Angela Merkel, avait en effet annoncé souhaité « avoir une sérieuse conversation sur la déforestation » avec le président brésilien. Ce qui n’avait pas été du goût de Jair Bolsonaro qui avait affirmé que « les Allemands ont beaucoup à apprendre du Brésil », évoquant pour sa part l’énergie.

Une rencontre avec Donald Trump et Emmanuel Macron au G20

Quant à Emmanuel Macron, il avait rappelé son désir de ne pas voir le Brésil quitter l’accord de Paris, menaçant sinon de ne pas signer l’accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur. Jair Bolsonaro a toutefois annoncé ce vendredi que son pays ferait bien partie de l’accord de Paris, avant d’inviter le président français à se rendre en Amazonie.

Mais Jair Bolsonaro a également présidé une réunion où étaient regroupés les dirigeants des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud). L’Estado de S.Paulo souligne que le président a suivi « une ligne modérée » dans son discours, bien plus que celle qui était prévue.

S’aligner sur les partenaires des Brics

Il a ainsi défendu le multilatéralisme, mais aussi l’idée de faire une réforme de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Et ainsi s’aligner sur le communiqué des Brics. En revanche, il s’en est pris au protectionnisme commercial. Un discours moins incisif que celui qui semblait être prévu. En effet, l’Estadão a pu accéder aux notes de l’intervention du président. Ce dernier contenait, selon le quotidien pauliste, « des critiques au processus de mondialisation, une défense du nationalisme ainsi qu’une demande d’appui aux autres pays pour appuyer la transition du gouvernement au Venezuela ». Un point qui aura finalement été évité.

Avoir atténué et aligné son discours sur ses partenaires pourrait ainsi être une stratégie pour Jair Bolsonaro de redorer son blason à l’occasion du G20, pour lui qui s’était plaint d’être égratigné par la presse internationale, conclut l’Estadão.

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