Un premier Enem sous Bolsonaro sans question polémique ?

Plus que quelques jours avant les épreuves du bac brésilien. L’examen national de l’enseignement secondaire (Enem) commence ce dimanche 3 novembre pour environ 5,1 millions de participants, souligne Agência Brasil. Ils commenceront par passer les tests en sciences humaines, langues et rédaction, l’examen devant se poursuivre le 10 novembre avec les mathématiques et les sciences de la nature.

L’Enem est actuellement la principale forme d’accès à l’enseignement supérieur au Brésil. Avec les notes de l’examen, les étudiants peuvent se porter candidats pour faire des études dans l’enseignement supérieur public, via le système unifié de sélection (Sisu), mais aussi demander des bourses dans des établissements privés avec le Programme Université pour tous (ProUni) et le financement de leurs études par le Fonds étudiant (Fies).

Toutes les questions sont préparées par des experts et testées au préalable, observe Agência Brasil. Le test de rédaction étant le seul test dont la notation est subjective. Les quatre autres tests comporteront chacun 45 questions à choix multiples.

Les questions sont préparées par des spécialistes sélectionnés à la suite d’un appel public de l’Institut national d’études et de recherches pédagogiques Anísio Teixeira (Inep). Cette année, sous la direction du président Jair Bolsonaro, l’Inep a créé un comité externe pour analyser les questions de l’Enem.

Questions écartées

Selon des sources entendues par G1, trois personnes désignées par l’Inep ont ainsi passé environ deux semaines à analyser toutes les questions qui peuvent être posées dans le cadre de l’Enem.

L’objectif était selon G1 d’analyser les questions prêtes à être utilisées dans les prochaines éditions d’Enem pour «vérifier leur pertinence par rapport à la réalité sociale», afin d’assurer un profil consensuel de l’examen. Certaines questions auraient ainsi été écartées cette année.

L’actuel ministre de l’Éducation, Abraham Weintraub, avait réaffirmé le 10 octobre que l’objectif de l’Enem 2019 était de ne pas de «créer de polémique» et de s’assurer que le test mesure les connaissances des élèves.

Lors de l’édition 2018, une question posée lors de l’Enem avait suscité des critiques de la part de Jair Bolsonaro, qui venait d’être élu président mais n’avait pas encore pris ses fonctions. Une question du test de langue avait cité Pajubá, un ensemble d’expressions associées à la communauté LGBT.

 

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