Réduction des taxes d’embarquement brésiliennes pour les vols internationaux

Latam

Mardi 18 octobre, le ministre de l’Infrastructure, Tarcisio de Freitas, a annoncé que le président brésilien devrait signer sous peu une mesure provisoire d’initiatives visant à développer plus le tourisme, selon la Folha de S.Paulo.

Il est notamment prévu que les 18 dollars de coût additionnel appliqué à la taxe d’embarquement pour les vols internationaux soit supprimé. L’objectif affiché est d’attirer les compagnies aériennes à bas coût pour qu’elles viennent installer leur activité au Brésil. Mais avec des vols pour les pays limitrophes affichés aux alentours de 50 dollars, l’ajout d’une taxe de 18 dollars rendrait l’opération inenvisageable.

Agência Brasil précise que ce coût supplémentaire avait été appliqué dès 1999. Il représentait ainsi une ressource financière pour le Fond national de l’aviation civil (Fnac), qui utilisait l’argent recueilli pour apporter « des améliorations dans l’infrastructure aéroportuaire ». L’an passé, la Fnac avait ainsi récupéré 700 millions de reais, d’après la Folha. Le quotidien ajoute que le ministre brésilien n’a toutefois pas précisé comment le manque à gagner serait compensé.

Moins de taxes, plus de voyageurs

Avec le nombre de compagnies aériennes, c’est la quantité de voyageurs, de villes desservies ainsi que de vols proposés au Brésil que le gouvernement de Jair Bolsonaro souhaite voir en hausse. Actuellement, 140 millions de passagers prennent chaque année des vols se rendant dans 140 communes différentes. Tarcisio de Freitas a annoncé que leur « idée était d’atteindre les 200 millions de passagers dans 200 localités d’ici à 2025 ».

« Nous allons utiliser les ressources obtenues par les privatisations concédées pour les aéroports afin de connecter des aéroports plus petits entre eux, au coeur de l’Amazonie, dans le Centre-Ouest, mais aussi dans les terres du Nordeste et aussi le Sud du pays », a-t-il conclu, avançant le chiffre de 63 aéroports qui pourraient être privatisés d’ici à la fin du mandat de Jair Bolsonaro.

 

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