Les villes brésiliennes majoritairement dans une situation budgétaire critique

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Les villes du Brésil sont dans le rouge. Pas moins de 73,9 % d’entre elles sont dans une situation budgétaire qui est difficile ou critique, selon une étude annuelle de la Fédération des industries de l’Etat de Rio de Janeiro (Firjan) dévoilée ce jeudi.

Sur 5.337 municipalités brésiliennes, 3.944 sont ainsi dans le rouge dont neuf capitales d’Etats : Florianópolis, Maceió, Porto Velho, Belém, Campo Grande, Natal, Cuiabá, Rio et São Luís. Plus précisément, 40,5 % sont dans une situation critique et 33,4 % dans une situation difficile. Seulement 4 % ont une gestion de leurs finances jugée « excellente » et 22,1 % « bonne ».

Des villes qui dépensent plus qu’elles ne gagnent

Autre indicateur inquiétant : 1.856 villes n’arrivent pas à s’entretenir financièrement, car les recettes locales qu’elles génèrent ne suffisent pas à couvrir les dépenses de leur propre structure administrative et du conseil municipal. Cela touche particulièrement les régions Nord (45,6 % des localités) et Nordeste (71 %).

En 2018, elles ont dépensé en moyenne 4,5 millions de reais pour 3 millions de recettes. Pour retrouver une situation équilibrée, les municipalités concernées auraient besoin de recevoir 50 % de ressources supplémentaires, ce qui paraît mission impossible alors que leurs recettes n’ont augmenté que de 9,6 % ces dernières années.

Quels sont les coûts les plus importants ? Ceux du personnel municipal. La moitié des villes du pays, soit 2.635, sont dans une situation critique, dépensant plus que la limite en ressources humaines. Conséquence : ces municipalités ont tendance à réduire leurs investissements.

Autre problème relevé : la planification budgétaire. À l’heure actuelle, 3.054 villes, soit 57,2 %, ne disposent pas d’une élaboration efficace de leur budget, selon la Firjan. « Elles finissent l’année sans avoir les ressources nécessaires pour financer leurs dépenses et les reporte sur l’année suivante, dans ce qu’on appelle les restes. Elles ont donc des restes à payer sans ressources. C’est la tendance de gestion fiscale des municipalités brésiliennes », a expliqué à Agência Brasil Jonathas Goulart, responsable des études économiques à la Firjan.

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