Les classes sociales A et B de nouveau en hausse au Brésil

classes sociales

Pour différencier ses classes sociales, le Brésil utilise des lettres : de la plus riche, A, à la plus pauvre E. La Fondation Getulio Vargas (FGV) a établi que le nombre de Brésiliens issus des classes A (riche) et B (moyenne aisée), soit avec un revenu mensuel par foyer supérieur à 8.159 reais, avait augmenté en 2018, atteignant 14,4 % de la population ou 30 millions de personnes (+1,9 million). L’année précédente, le chiffre avait baissé.

C’est la classe moyenne, la classe C – de 1.892 à 8.159 reais de revenu par mois -, qui domine toujours la société brésilienne, avec 55,3 % de la population, soit 115,3 millions de personnes. Les classes les plus modestes, D et E – moins de 1.892 reais -, représentent tout de même 30,3 % des Brésiliens, soit 63,2 millions de personnes.

Les classes sociales A et B en hausse, une « bonne nouvelle »

Interrogé par Valor, Marcelo Neri, économiste à la FGV, estime que l’augmentation de la population des classes sociales A et B est « une bonne nouvelle ». Selon lui, ses intégrants ont réussi à mieux franchir la crise grâce à leur niveau d’éducation largement supérieur au reste de la population (13,2 ans contre 8,7 pour la moyenne nationale), évitant ainsi les licenciements. De même, beaucoup sont entrepreneurs, hommes d’affaires ou commerçants, plus à même de résister aux coups durs subis par la situation économique du pays.

Mais, a contrario, les classes sociales D et E ont elles aussi subi une hausse en un an, d’un million de personnes. Marcelo Neri se montre en faveur de politiques plus inclusives pour offrir de l’emploi aux plus modestes, à les encourager à l’entrepreneuriat ainsi qu’à un renforcement de la « Bolsa Familia ». Car, en ces temps de crise, les plus touchés ont été les intégrants de la sous-classe E2, soit l’extrême pauvreté.

La classe C en baisse

De son côté, la classe C a perdu des membres, près de 1,3 million. Pour Marcelo Neri, ceux qui en sont sortis sont allés vers les strates les plus hautes, donc ont contribué à renforcer les rangs des classes A et B.

L’étude montre aussi qu’en 2018, le revenu moyen mensuel par foyer a enregistré un léger bond de 4 %. Pour 2019, « la bonne nouvelle, c’est que nous aurons une nouvelle croissance du revenu et la mauvaise est qu’elle sera à nouveau mal redistribuée », conclut Marcelo Neri.

Le cabinet Solere est un cabinet d’avocats brésiliens. Il est à votre disposition pour vous accompagner et vous conseiller dans vos démarches au Brésil. Notre cabinet sera ravi de vous accompagner au 55-21-9-81-01-61-51, directement par message WhatsApp (cliquez sur ce lien pour ouvrir l’application) ou par e-mail.

Partager ce post:

Envoyer à un ami

Deixe uma resposta

O seu endereço de e-mail não será publicado. Campos obrigatórios são marcados com *