Les barrières tarifaires au Brésil ont coûté 130 milliards de reais en un an

automobile

Les barrières tarifaires imposées par le Brésil ont valu aux entreprises et consommateurs du pays de s’acquitter de 130 milliards de reais supplémentaires sur les biens importés achetés durant la seule année 2015, selon une étude inédite dévoilée ce mois de novembre par l’Institut de recherche économique appliquée (Ipea).

L’étude a relevé les chiffres de 67 secteurs d’activité. C’est l’industrie automobile (comprenant également les camions et les bus) qui a été la plus concernée par ces barrières tarifaires, avec 18,745 milliards de reais de supplément, devant les produits de l’industrie animale (viande, produits laitiers, produits de la pêche), à 13,888 milliards, et les autres produits alimentaires (13,359 milliards). Suivent les vêtements et accessoires (10,406 milliards), les boissons (7,890 milliards), les produits en métal (7,575 milliards), l’eau (7,654 milliards), ou encore les meubles et objets divers (6,463 milliards).

La méthodologie utilisée, d’origine australienne, mesure la différence des prix sur le marché international et sur le marché domestique.

Des chiffres pour exposer le coût des barrières tarifaires

Pour Ivan Tiago Oliveira, directeur des études en relations économiques et politiques internationales de l’Ipea, l’objet de cette enquête, qui sera amenée à devenir annuelle, n’est pas de juger de la pertinence de maintenir ou non des barrières tarifaires afin de protéger les biens brésiliens. « Nous essayons seulement d’apporter des chiffres pour exposer le coût de cette protection tarifaire. C’est un instrument de transparence et d’aide à l’évaluation de la politique commerciale », a-t-il expliqué à Valor.

Comme le rappelle le quotidien économique, cette étude est publiée alors que l’ouverture de l’économie brésilienne, notamment la réduction unilatérale des droits de douane, suscite de plus en plus de débats dans le pays. Elle pourrait être envisagée par la future équipe économique du président Jair Bolsonaro, menée par l’économiste Paulo Guedes, qui a intégré plusieurs chercheurs de l’Ipea.

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