Pourquoi les marques de luxe fuient peu à peu le Brésil

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Il y a une dizaine d’années, alors que le Brésil montrait des signes d’activité économique encourageants, les marques de luxe étrangères se sont bousculées pour ouvrir des boutiques à travers le pays.

Toutefois, l’euphorie aura été de courte durée puisque ces trois dernières années, ce sont quelque 25 % de ces enseignes qui ont choisi de mettre un terme à leur activité au Brésil, selon l’Estado de S. Paulo. Le quotidien pauliste souligne d’ailleurs que ces départs ont été globalement bien discrets, citant notamment l’exemple de Versace. Présent depuis presque 20 ans au Brésil, le groupe a fermé sa dernière boutique, à São Paulo, après Noël dernier, sans avoir communiqué cette décision au préalable.

Ce secteur a été touché de plein fouet à partir de 2014, quand l’économie brésilienne a traversé une période de récession, puis de faible croissance. C’est un des facteurs pour lesquels des marques telles que Lanvin, Kate Spade ou encore Vacheron Constantin ont mis la clé sous la porte.

Le marché du luxe atteint par la crise économique

L’Estadão pointe cependant une deuxième explication : le choix de ces entreprises de fonctionner en autonomie, sans nouer de partenariat local, « un modèle qui était la règle jusqu’à il y a dix ans ».

« Au Brésil, à l’exception de quelques acheteurs argentins, et plus récemment angolais, les marques de luxe ne vendent que pour les Brésiliens », explique Claudio Diniz, président de Maison du Luxe, interviewé par le quotidien. « Nous ne sommes pas comme le Mexique, qui vend beaucoup pour les Américains, et encore moins comme les Européens, qui vendent pour des gens du monde entier, et notamment les Chinois. » Il cite également les lourdes taxes qui pénalisent le secteur.

Selon le consultant Bain & Company, si le marché du luxe a été plus prospère dans le monde au cours des dernières années, ce n’est pas le cas du Brésil, où il a reculé de 14,6 % en 2016 et de 8,5 % en 2017. Une situation qui devrait amener d’autres enseignes à mettre un terme à leur aventure brésilienne. A l’image du groupe suisse Richemont, qui a annoncé la fermeture en juin prochain de ses dernières boutiques des marques IWC, Jaeger-LeCoultre, Panerai et Van Cleef & Arpels. Du groupe ne resteront en activité que Cartier et Montblanc.

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