La classe moyenne brésilienne grandit à nouveau

Il y a 10 ans, la “nouvelle classe moyenne” brésilienne (classe C) était en pleine expansion. Mais elle a été vivement touchée par la crise. Au point de voir de nombreuses personnes y ayant accédé retomber dans la classe D. Pourtant, la reprise économique timide de 2018 a été un signe encourageant et plus de 2 millions de Brésiliens sont venus élargir cette “nouvelle classe moyenne” – au cours de l’année passée, selon l’Estado de S. Paulo.

Cette classe moyenne, dont les revenus mensuels sont compris entre 1.064 et 4.591 reais, représente donc désormais 51 % de la population brésilienne (106 millions de Brésiliens), contre 50 % en 2017. En 2008, ils étaient 92 millions à l’avoir intégrée.

Une classe moyenne qui souhaite consommer moins et mieux

Si les ménages appartenant à cette classe se montrent plus optimistes quant à l’économie brésilienne et envisagent de recommencer à consommer des biens tels que des produits électroménagers ou des matériaux de construction, ce ne sera pas dans les mêmes conditions qu’auparavant selon une recherche menée par l’Institut Locomotiva cité par le quotidien. Alors que la classe C achetait des biens de consommation ostentatoires il y a quelques années, elle est désormais à la recherche d’un meilleur rapport qualité/prix.

Renato Meirelles, de l’Institut Locomotiva, spécialiste de la classe C, confie à l’Estadão que la démarche pour que les entreprises conquièrent ces 106 millions de Brésiliens ne sera pas des plus aisées. “Les marques vont devoir en savoir beaucoup sur les habitudes de consommation de ces Brésiliens pour les convaincre d’ouvrir leur porte-monnaie”, explique-t-il. “La consommation maintenant ne va plus avoir de lien avec le fait d’accéder au bien à tout prix, à être ostentatoire, mais les consommateurs vont plus analyser la performance et le besoin qu’ils ont de chaque produit.”

L’institut prévoit toutefois qu’en 2019, cette nouvelle classe moyenne devrait dépenser quelque 1500 milliards de reais.

Le quotidien souligne cependant que cet optimisme des consommateurs repose plus sur des attentes que sur des données très concrètes, le taux de chômage restant élevé (12 % selon l’Institut brésilien de géographie et de statistiques) et les revenus n’ayant pas retrouvé le niveau auquel ils étaient avant la crise. La croissance du Produit Intérieur brut (PIB) est toutefois estimé à 2 % pour 2019.

Le cabinet Solere est un cabinet d’avocats brésiliens. Il est à votre disposition pour vous accompagner et vous conseiller dans vos démarches au Brésil. Notre cabinet sera ravi de vous accompagner au 55-21-9-81-01-61-51, directement par message WhatsApp (cliquez sur ce lien pour ouvrir l’application) ou par e-mail.

Partager ce post:

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *