La construction civile, future pourvoyeuse d’emplois au Brésil

appels d'offre

Après avoir été touché de plein fouet par l’opération Lava Jato, mais aussi par la crise, le secteur de la construction civile semble prêt à redémarrer. Selon l’Estado de S. Paulo, la Chambre brésilienne de l’industrie de la construction (CBIC) vient de présenter un plan de relance aux parlementaires brésiliens. Il y est notamment prévu que soient créés un million d’emplois, sans que le gouvernement n’ait à apporter quelque contribution financière que ce soit.

Selon le quotidien, José Carlos Martins, président de la CBIC, a notamment insisté sur le rôle capital que pourrait jouer le secteur dans la reprise économique du Brésil. « De la même manière que les privatisations ont stimulé l’économie des années 1990, c’est maintenant l’heure de la construction civile », estime-t-il.

Simplifier les processus pour la construction civile

Il a également ciblé comme objectif principal de reprendre les 4 738 chantiers actuellement à l’état d’abandon à travers le pays. Une manière évidente, selon lui, de créer de l’emploi. Le président de la CBIC rappelle que nombre de ces chantiers en pause sont liés au gouvernement fédéral ou aux mairies, qui pour des raisons bureaucratiques n’ont pas été menés à bien. Mais qu’entre 2 et 8 milliards de reais provenant du Programme d’accélération de la croissance (PAC) doivent actuellement se trouver dans les caisses des mairies. José Carlos Martins précise qu’il sera nécessaire de « trouver une solution technique » pour débloquer la situation.

Il a également soulevé deux points de préoccupation. Le premier concernant certaines autorisations ayant recours à une décision de l’Institut brésilien de l’environnement et des ressources naturelles (Ibama), la Fondation nationale de l’Indien (Funai) ou encore l’Institut du patrimoine historique. Afin d’accélérer les démarches, le président de la CBIC propose que les demandes soient lancées en même temps que celles présentées aux autres organes gouvernementaux ou municipaux. Il lui semblerait également pertinent d’établir des « règles claires, car actuellement, elles ne le sont pas ».

Second point soulevé : le Fond de garanti du temps de service (FGTS). Il craint notamment qu’il puisse être employé à d’autres fins que pour la retraite ou l’acquisition d’un bien immobilier, comme le gouvernement envisagerait de le faire. Or, actuellement, le FGTS permet de financier deux tiers des achats immobiliers. Les conséquences ne pourraient donc qu’être négatives pour le secteur de la construction civile.

Le cabinet Solere est un cabinet d’avocats brésiliens. Il est à votre disposition pour vous accompagner et vous conseiller dans vos démarches au Brésil. Notre cabinet sera ravi de vous accompagner au 55-21-9-81-01-61-51, directement par message WhatsApp (cliquez sur ce lien pour ouvrir l’application) ou par e-mail.

Partager ce post:
S’abonner
Notification pour
guest

0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires