Quelles sont les caractéristiques de la culture brésilienne?

liberté économique

Brésil: La culture du service

Origine

Plus que toute autre société moderne occidentale, la société et la culture brésilienne s’est construite sur l’esclavage.

Avec la moitié de sa population esclave en 1800, étant le dernier pays occidental à avoir aboli l’esclavage en 1888, le Brésil s’est habitué à vivre et produire sur la base d’une main d’oeuvre très bon marché et abondante.

Cette structure sociale ne l’a pas incité à rechercher à améliorer ses moyens de production et le Brésil est resté longtemps archaïque. Dans «Le Brésil au XXIème siècle » Alain Rouquié  cite l’anecdote d’un voyageur anglais qui, en 1840, s’étonnait de la quasi-absence de traction animale dans les villes brésiliennes, la traction humaine étant beaucoup plus répandue, les riches brésiliens étant portés dans des palanquins plutôt que par des attelages.

La dépendance

En 2018 les classes moyennes et aisées manifestent constamment le besoin d’une aide externe pour n’importe quelle tâche, qu’il s’agisse de planter un clou, promener son chien, faire son footing (« personal trainer ») ou même s’habiller (« personal dresser »), ou encore appuyer sur le bouton de l’étage dans l’ascenseur.

Beaucoup de mères au foyer ne savent pas coudre un bouton ou repasser une chemise, ni même cuire un oeuf. Les enfants sont laissés jusqu’à tard dans les bras de « babás » (nounous) ou « empregadas », tout de blanc vêtues, qui dorment dans des petites chambres localisées dans la lavanderie accolée à la cuisine.

Le mépris des travaux manuels

Les fondements esclavagistes du Brésil sont d’ailleurs en bonne partie responsables du mépris que la société brésilienne, ainsi que la culture d’une manière générale porte pour les travaux manuels. On n’est pas menuisier ou électricien par vocation.

Ainsi, le travail manuel est encore aujourd’hui effectué par les sans formation, sans diplôme, les laissés pour compte et est donc, en général, de basse qualité.

Il existe cependant quelques exceptions dues principalement à la valorisation apportée de l’étranger. Par exemple, les cuisiniers sont vénérés au Brésil. Il existe des concours, émissions de TV, formations telles Cordon Bleu qui attirent toutes les classes sociales. Des chefs de cuisine étrangers, notamment français ou italiens, venus s’installer au Brésil, sont devenus des modèles et des vedettes, comme Claude Troisgros à Rio de Janeiro, Erick Jacquin, à São Paulo.

Bertrand de Solere
Avocat aux Barreaux de Rio de Janeiro et São Paulo
Conseiller du Commerce Extérieur de la France-CCEF

Le cabinet Solere est un cabinet d’avocats brésiliens. Il est à votre disposition pour vous accompagner et vous conseiller dans vos démarches au Brésil. Notre cabinet sera ravi de vous accompagner au 55-21-9-81-01-61-51, directement par message WhatsApp (cliquez sur ce lien pour ouvrir l’application) ou par e-mail.

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