Paulo Guedes demande un an ou deux de plus pour libéraliser l’économie brésilienne

réforme administrative

La nouvelle route économique libérale tracée par Paulo Guedes lors de sa prise de fonction en janvier dernier n’est pas sans obstacles. Ce lundi, le ministre de l’Economie a demandé à l’opposition brésilienne de laisser au gouvernement un peu de temps pour travailler et surtout avancer alors qu’il est régulièrement chahuté au Parlement.

« Donnez-nous un an ou deux, laissez une chance à la démocratie libérale. Sachez attendre votre tour », a-t-il imploré lors d’un séminaire au Tribunal supérieur fédéral (STF), cité par Valor. Paulo Guedes a filé la métaphore, comparant le Brésil à « une baleine blessée, constamment harponnée, saignant, saignant ». Qui est le capitaine Achab ? Les gouvernements précédents, les 13 millions de chômeurs actuels étant le résultat de « 40 ans de désaffection, d’interventionnisme ».

Les trois piliers libéraux de Paulo Guedes

Dans sa déclaration sur la liberté économique, devant le STF, le ministre de l’Economie a indiqué que celle-ci avait trois piliers. Le premier, c’est le droit à l’entrepreneuriat. Le principe ? « La personne ouvre son entreprise et ensuite avertit l’administration ». Car, pour Paulo Guedes, « les gouvernements qui ont persécuté les entrepreneurs se sont désintégrés », pointant du doigt le Venezuela sans le nommer.

La deuxième pierre angulaire, c’est la limitation des abus de l’État. Là, encore, Paulo Guedes a cité un exemple voisin : l’Argentine, « sixième économie mondiale » coulée par le péronisme, selon lui. Et le Brésil, qui lui aussi a connu de forts taux de croissance dans les années 1970 – durant la dictature militaire – et aurait sombré par la suite. Il y a bien eu une réforme du travail sous le précédent gouvernement de Michel Temer, qui a créé 3 millions d’emplois, mais « 4 millions ont été détruits au cours de la même période par obscurantisme idéologique », a déploré le ministre.

Un antisyndicalisme prononcé

Pour lui, la prospérité vient ainsi de la concurrence, mais l’intervention de l’État empêche cela. Il a indiqué que, par le passé, le Brésil a même été plus riche que les États-Unis, car il avait plus de tabac et plus de bétail. Cependant, le fait d’avoir opté pour une économie dirigée par l’État a placé le pays sur une voie différente de celle des Américains.

Enfin, le troisième pilier de la vision libérale que Paulo Guedes voudrait appliquer au Brésil, c’est « de stabiliser et garantir la sécurité juridique des contrats ». Bien que signé par les deux parties, il y a une tentation, dans un conflit, d’essayer d’aider les faibles, selon le ministre de l’Economie, qui a critiqué en ce sens les syndicats et leur organisation, « issue du fascisme » et qui relève d’une véritable dictature. Il a pris pour exemple la contribution syndicale obligatoire payée par les salariés brésiliens que le gouvernement veut rendre volontaire.

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